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May 22, 2012
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Lettre ouverte
du fondateur
2012 sera, une fois de plus, une année de changements majeurs. Le monde a impérativement besoin de transformation, et il est devenu de plus en plus manifeste que le peuple réclame des changements et de l'action ! LIRE L'ARTICLE

L'ACTUALITE DE L'AFRIQUE VERTE

On connaît les étonnantes richesses naturelles de beaucoup de régions du continent africain : ce dernier détient 10 pour cent des réserves pétrolières mondiales, plus d'un tiers des réserves connues de cobalt, ainsi que des filons d'aluminium, de cuivre et de minerai de fer. Diamants, or, minéraux, pétrole et bois… Tout y est.

Pourtant, en ce qui concerne l'énergie, de nombreux citoyens de pays Africains sont encore mal desservis. En 2008, 589 millions de personnes à travers l'Afrique n'avaient pas accès à l'électricité. Il apparait clairement que l'exploitation d'énergies renouvelables et le développement de projets durables pourrait transformer la vie de millions d'individus.

La question reste de savoir ou et comment ce changement peut-il s'operer ? Le potentiel de l'Afrique pour produire de l'énergie propre est énorme et suscite l'intérêt. La notion d'énergie éolienne s'est d'ores et déjà implantée en Afrique du Nord, le long de la côte méditerranéenne. Des parcs éoliens ont été installés en Egypte, au Maroc et en Tunisie, tandis que le Nigeria, le Kenya et l'Ethiopie l'envisagent également. Le gouvernement sud-africain veut développer l'énergie solaire, éolienne et nucléaire afin de réduire significativement sa dépendance au charbon.

La catastrophe qui s'est produite au Japon a réduit à néant l'intérêt pour le nucléaire, mais récemment, le Nigeria a rejoint l'Afrique du Sud dans la poursuite de projets nucléaires – controversés. Notons également que la Chine est en train de construire trois barrages hydro-électriques en Afrique, et prévoit de développer des centrales solaires dans 40 pays du continent.

Il y a d'autres raisons pour lesquelles les africains doivent se soucier de l'énergie verte : ce sont eux que le changement climatique affectera le plus. Comme le président du Gabon Ali Bongo Ondimba le soulignait dans un article paru dans The Guardian il y a deux ans, éviter la déforestation est un moyen d'en réduire les effets. C'est pourquoi le Gabon, composé à 80% de forêts tropicales, en a attribué 11% à ses parcs nationaux.

A l'échelle locale, il existe de nombreuses opportunités d'innovation verte. Erik Hersman, auteur du blog whiteafrican.com, suggère que le Kenya devrait produire les véhicules aériens sans pilote (drones) que le pays utiliserais pour repérer les braconniers, au lieu de les importer d'autres pays. Beaucoup d'autres produits pourraient être fabriqués sur place plutôt qu'importés de l'étranger.

L'Afrique est riche en ressources. Mais comme le souligne Ali Ondimba, « Une gestion efficace des ressources est fondamentale pour tirer le meilleur parti de l'intérêt mondial pour notre continent et ses richesses. » Il semble que ce processus soit en marche, tant au niveau macro-économique qu'a une échelle moindre. Les discussions ayant lieu sur la toile montrent que la volonté et les compétences sont là. La grande nouveauté de l'Afrique verte est peut-être sa ressource la plus précieuse : une génération de jeunes enthousiastes pour l'avenir.

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